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ssu d’un service d’entraide conjugale, Mariage Secours, le Centre d’entraide Racine-Lavoie est fondé en 1972 par le curé de Saint-Eustache, André Racine. Il porte alors le nom de Service d’économie familiale et son action principale concerne la problématique de l’endettement des familles. Une équipe composée de six couples bénévoles l’assiste, mais devant l’ampleur des besoins et de la tâche à accomplir, Mme Thérèse Lavoie est nommée à la coordination de ce service dès la première année.

En 1975 le service, qui est fréquenté par 300 familles, prend un second envol. Une corporation est créée et sa nouvelle désignation est le Centre d’entraide Saint-Eustache. Il emménage alors dans la maison Richelieu. Depuis cette date, des milliers d’individus et de familles ont franchi le seuil de cette belle demeure datant de 1931, riche en histoire et en humanité. Ils sont venus y chercher soutien, réconfort ainsi qu’amitié et ils en ont fait un lieu d’appartenance unique.

Au cours des quatorze années qui suivent, Madame Lavoie travaille à la mise en place de plusieurs programmes de sensibilisation à la vie familiale et noue des alliances avec différentes instances locales. Lorsqu’elle quitte en 1985, l’organisme est bien établi.

Après son départ, M. François Chaput, de Centraide Laurentides, a le mandat d’assurer l’intérim du Centre. Durant quatre années, il consolide les services et explore de nouvelles avenues. En 1989, M. Robert Grégoire est engagé comme directeur. Les années 1990 sont marquées par une vaste étude portant sur la pauvreté. Des services d’envergure voient le jour et de nouveaux partenariats sont instaurés.

 

Au fil des ans, le Centre a donné naissance à plusieurs organismes, le plus souvent avec la participation des personnes concernées et en lien avec leurs besoins de base.

Le Centre a parrainé la naissance du Comité d’aide alimentaire des patriotes, un projet de la Table de concertation sur la pauvreté, pour faciliter le transport des denrées de Moisson Laurentides vers les 16 comptoirs de distribution reconnus sur le territoire de la MRC Deux-Montagnes. Ainsi les personnes en situation de pauvreté disposent maintenant de plus d’outils pour améliorer leur sort.

Pour mieux répondre aux nombreuses demandes de meubles des familles, le Centre a développé un projet de cueillette de meubles usagés pour les vendre au plus bas prix. Ce projet est devenu le Grenier populaire, une entreprise d’insertion florissante.

Pour mieux contrer l’isolement, le Centre a soutenu l’initiative d’un groupe de femmes et de faciliter la mise sur pied de La Mouvance, centre de femmes et a participé à la naissance du Périscope des Basses-Laurentides qui a, par la suite donné la Maison des jeunes de Saint-Eustache.

Sur la question du logement, une étude menée en 1974 débouche sur la création du Domaine Chénier, un organisme sans but lucartif qui compte, en 2012, 99 logements pour les familles et 153 autres pour els personnes âgées. De 2002 à 2004, le Centre participe activement, dans le cadre du Regroupement pour le développement social de la région Deux-Montagnes et du Sud de Mirabel, à la création d’un organisme voué à la promotion du logement social et communautaire et à la défense des droits des locataires. C’est ainsi que naît l’Association de promotion et d’éducation en logement (APEL).

Lors du 25e anniversaire du Centre en 1997, les membres du conseil d’administration ont tenu à rendre hommage aux cofondateurs, en changeant le nom de l’organisme pour le Centre d’entraide Racine-Lavoie. En 2002, le Club Richelieu de Saint-Eustache, jusqu’ici propriétaire de la maison, se dissout et donne celle-ci au Centre d’entraide. Au cours de l’année 2009, la maison Richelieu est agrandie et entièrement rénovée, afin d’offrir aux nombreux usagers, un lieu plus sécuritaire et mieux adapté à leurs différents besoins.

Le directeur du Centre a été membre du comité transport où des représentants d’organismes et des citoyens cherchaient à améliorer les transports en commun sur le territoire, pour mieux répondre aux besoins des participants des organismes et des travailleurs à faible revenu. En sont issus Transport collectif région Deux-Montagnes, le regroupement des usagers du transport adapté des patriotes (RUTA des patriotes) et le service l’express d’Oka.

Le Centre a aussi investi beaucoup de temps dans une démarche collective dont le déclencheur a été l’élaboration de la Politique de santé et de bien-être en 1994. Les organismes du milieu tant communautaire que publics décident de se rencontrer pour améliorer la santé et le bien-être sur le territoire: ce sera le Comité de suivi de la politique santé et bien-être actif de 1994 à 2001. Il réalise un portrait des interventions dans le milieu à partir duquel les organismes réunis en journée d’échange identifient 4 cibles de travail communes: la pauvreté, le logement, le transport et le décrochage scolaire. en 2001, le regroupement pour le développement social de la région Deux-Montagnes et du Sud de Mirabel prend le relais et poursuit le travail en ajoutant une 5e cible, le vieillissement de la population. Sur la cible pauvreté, le projet de Prévention de la pauvreté en petite enfance se réalise de 2004 à 2008, de concert avec la Table de concertation sur la pauvreté. Avec un apport total de 500 000 $. Le projet consolide des activités existantes et crée les Marmitons.

En 2012, le Centre se voit décerné la mention d’honneur des prix d’excellence du Réseau des services sociaux dans la catégorie soutien aux personnes et aux groupes vulnérables pour 40 ans d’entraide et de développement social.

Le Centre participe ainsi activement à l’élaboration collective d’une vision commune des enjeux de développement social pour le territoire, vision où les personnes en situation de pauvreté sont prises en compte.

En décembre 2012, Monsieur Grégoire prend sa retraite après 23 ans  à la tête du Centre d’entraide. Il était réputé pour son engagement social et avait à cœur les préoccupations humanitaires. Sans lui, le Centre d’entraide ne serait pas devenu l’organisme d’aide de référence dans la MRC de Deux-Montagnes et sud de Mirabel. Il passe le flambeau à Madame Dominique Bastenier, intervenante au Centre depuis 1996. Par son professionnalisme, son dynamisme et son très grand sens d’organisation, elle continue à maintenir le rayonnement du Centre.

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