Journal l’Eveil /La Concorde 2017-12-04

Le Collectif communautaire Deux-Montagnes et Mirabel-Sud a profité de la récente Semaine nationale de l’action communautaire autonome pour dévoiler les résultats d’un sondage sur la perception de la population quant au rôle et à l’impact des organismes communautaires dans la société. Et ces résultats montrent non seulement qu’ils sont fort bien connus, mais que 84 % des Québécois interrogés sont favorables à ce qu’ils soient financés adéquatement.

«Nous sommes très contents des résultats. Dans le contexte difficile actuel, ça fait du bien de constater à quel point la population nous connaît et, surtout, à quel point elle nous soutient», a commenté, lors d’un point de presse, la présidente du Collectif, Marie-Claude Renaud, également directrice des Ressources communautaires ACJ+, l’un des 15 organismes membres de ce regroupement.

Tous les organismes étaient d’ailleurs représentés à ce point de presse pour appuyer Marie-Claude Renaud dans ses propos. Aussi, la députée provinciale de Mirabel, Sylvie D’Amours, et un représentant du député provincial de Deux-Montagnes, Benoit Charette, étaient présents pour prendre connaissance des résultats de ce sondage.

Ce que révèle le sondage

Ce sondage, réalisé par le Regroupement québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), révèle ainsi que la quasi-totalité des répondants (98 %) affirme connaître les organismes communautaires œuvrant dans les principaux domaines d’intervention et que 70 % ont déjà eu un contact direct avec eux, soit comme bénévole (64 %), comme travailleur et travailleuse (31 %), ou comme personne ayant bénéficié de leurs services ou activités (24 %).

Le même sondage, réalisé par téléphone et Internet, du 28 septembre au 4 octobre 2017 auprès de 1 132 répondants, indique aussi que la population reconnaît que les organismes communautaires remplissent plusieurs rôles dans la société: un lieu d’appartenance pour briser l’isolement (83 %), une aide pour l’amélioration des conditions de vie et de pauvreté (82 %), une aide pour défendre les droits (75 %) et un lieu de participation citoyenne (71 %).

Les répondants estiment, enfin, que les organismes communautaires ont un impact économique important, notamment en matière d’emploi et de bénévolat (72 %) et en matière d’amélioration des lois et des politiques publiques (71 %).

Une situation financière critique

«Ce sondage démontre à quel point l’action communautaire autonome est au cœur des communautés et des pratiques citoyennes. Cette approche d’intervention citoyenne représente l’un des maillons de notre filet social et constitue une source de fierté pour notre mouvement. Cependant, la situation financière des organismes communautaires est critique et il est urgent que le gouvernement s’engage en soutenant adéquatement notre travail. Ça prend de l’argent, mais ça prend aussi une vision gouvernementale cohérente et des actions concertées pour l’ensemble des ministères, et non des investissements à la pièce» , a fait valoir Mme Renaud.

Selon les plus récentes estimations, les besoins financiers des 4 000 organismes communautaires du Québec s’élèveraient à 475 M$. Pour la seule région des Laurentides, déjà sous-financée pour ce qui est des investissements publics en immobilisations, le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides, qui compte 145 membres, les estime à 17,5 M$.

Écrit par Mireille Émond